Il est des silences qui n'en sont pas, comme il est des mots qui ne veulent rien dire. Je ris, je pleure, je vis, j'aime, je meurs. Et quand cela ne suffit pas, j'écris. Mais comment te dire , toi qui ne me connais pas, pas assez ? Comment te dire l'espoir, la terreur, l'attente, l'échec, les tentatives, le recommencement, la fin, la perte, les sourires, la présence, l'absence, l'amour, la solitude, la tristesse, l'avenir ? Comment te dire les mots qui ne viennent pas, les voix qui ne s'entendent pas, les couleurs qui ne se voient pas ? Comment te dire ce souffle qui reste au fond de ma gorge, et l'étincelle qui s'éteint au fond moi ? Comment dire ce qui n'existe qu'en moi et écrire ce que tu ne comprendras pas ? Alors parfois, on se tait. Ou l'on fait comme si. Parce qu'on dit ailleurs, autrepart, autrement. De ces autres temps à contre-temps.
Ne m'en voulez pas si j'écris pour vivre plus que je ne vis pour écrire. Et qu'ici tout se mue en silence.
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A l' absence.
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A l' absence.