On a construit des murailles privées de lumière, et tout reste à faire.

Il est des silences qui n'en sont pas, comme il est des mots qui ne veulent rien dire. Je ris, je pleure, je vis, j'aime, je meurs. Et quand cela ne suffit pas, j'écris. Mais comment te dire , toi qui ne me connais pas, pas assez ? Comment te dire l'espoir, la terreur, l'attente, l'échec, les tentatives, le recommencement, la fin, la perte, les sourires, la présence, l'absence, l'amour, la solitude, la tristesse, l'avenir ? Comment te dire les mots qui ne viennent pas, les voix qui ne s'entendent pas, les couleurs qui ne se voient pas ? Comment te dire ce souffle qui reste au fond de ma gorge, et l'étincelle qui s'éteint au fond moi ? Comment dire ce qui n'existe qu'en moi et écrire ce que tu ne comprendras pas ? Alors parfois, on se tait. Ou l'on fait comme si. Parce qu'on dit ailleurs, autrepart, autrement. De ces autres temps à contre-temps.

Ne m'en voulez pas si j'écris pour vivre plus que je ne vis pour écrire. Et qu'ici tout se mue en silence.

*

A l' absence.
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# Posté le vendredi 11 juillet 2008 20:33

Feel what I feel, do what I do.

Feel what I feel, do what I do.
Pix : Special, by Mysterious


Changing.
Hoping.
And so on.

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# Posté le mercredi 02 juillet 2008 18:50

J'aimerais savoir raconter, savoir dire ce qui ne se dit pas ou ce qui a toujours été mal dit. Je voudrais dire en travers, dire à l'envers pour mieux saisir l'importance. Toucher à l'intouchable. Dire les choses. raconter pour saisir pour comprendre par l'imaginaire, et surtout pour adorer. Mais il ne faut pas chercher à comprendre la passion, c'est inutile et vain. Décrire l'esthétisme de la fuite. L'urgence, les origines de la peur soudaine et brusque, l'absence, l'absence de l'autre, l'absence du rien, un rien d'absence, qui fait le tout, tout, tout de suite, tout, tout obtenir, tout, ici, maintenant. Mais le cri s'étouffe. Le cri s'enfouit, se fait ombre, s'oublie. Savoir dire sans plus murmurer, sans chuchoter, sans attendre le moment. Cela n'a pas d'importance. [E.]

J'aimerais savoir dire le sourire dans ma tête et la boule dans ma gorge.
J'aimerais comprendre la lumière dans mes yeux et le noir qui me ronge l'âme.
# Posté le jeudi 26 juin 2008 08:45

Coucher de soleil.

*

Ailleurs.
Evasion.
Semblant.

Cela me poursuit. Jusque dans les moindres recoins.

Heureuse.
Effrayée.

S'il te plaît.
Merci.
# Posté le mercredi 25 juin 2008 17:48

Loin. Trop loin. Longtemps. Trop longtemps.

Loin. Trop loin. Longtemps. Trop longtemps.
[Pix : Central Park New York, by Leonidafremov ]


Journée de travers.
Rien ne va droit. Et je ne tourne pas rond.

Ca serait si simple, un GPS de la vie.

Pour le bonheur, c'est à gauche. Mais loin.
En cas de travaux rue des questions existencielles, tournez à droite. Ne faites pas demi-tour.
Concernant votre orientation, continuez toujours tout droit. Vous arriverez forcément quelque part.
Pour le grand amour, c'est tout droit, puis à gauche, puis tout droit, puis à droite, puis tout droit, puis à gauche, puis tout droit, puis à droite, puis à gauche, puis à droite, puis à gauche, et vous y êtes. Inversez tout si vous venez de l'autre côté.
Ne perdez pas espoir, ça paraît pas mais c'est tout simple.


La terre tourne, le Monde raconte comment le monde va mal.
Ma tête tourne, et le reste de mon corps me raconte comment je vais mal.

Je m'arrête. Tout s'est arrêté.
Tout s'arrêterait.
Et si tout s'arrêtait ?



Il y a eu deux fois 10 minutes de sérénité. Mais tout est dans ma tête. Pour le meilleur et pour le pire. Et tout ce que je ne pourrai pas dire.
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# Posté le mardi 24 juin 2008 08:43